Dans le silence épais, mon âme se dénude,
Un abîme profond, où les échos se perdent,
Où les rêves d’hier s’éteignent sans prélude,
Là où l’espoir s’efface, et le cœur se déserte.
Un désert sans fin, où l’ombre est souveraine,
Les jours se traînent, fantômes sans visage,
Le temps s’évapore en une langueur vaine,
Et je cherche en vain un doux mirage.
Mais au fond du néant, une lueur vacille,
Un fragile espoir, une étoile effacée,
Peut-être qu’un jour, une brise subtile,
Ranimerait la vie, dans cette âme glacée.
